vendredi, juillet 1, 2022

Brice Ferré, photographe sans limite !

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Vie de Runner : Bonjour Brice et bienvenu sur Vie de Runner, site qui rassemble des anecdotes insolites et histoires folles de course à pied partagées par des coureurs, pour des coureurs, avec donc maintenant des portraits.
Brice Ferré : Bonjour François, tout d’abord merci beaucoup de me donner l’opportunité de répondre à tes questions et de faire partie de ton site avec cette interview !

VDR : Peux-tu te présenter en quelques mots, en tant que coureur ?
Brice : J’ai commencé la course à pied il y a maintenant 8 ans à Vancouver car quand on habitait en France, je ne courais pas du tout.
J’ai donc commencé à courir ici à l’âge de 29 ans, avec de toutes petites distances.
Je courais autour du block, puis après deux blocks. Au bout de 15-20 minutes j’étais fatigué, j’avais mal partout, je n’en pouvais plus, alors j’arrêtais !
Au bout de quelques mois, j’ai commencé à faire 2 blocks, 3 blocks, 4 blocks, puis le tour de Sea Wall qui fait 8/9 km.
Au bout d’un an, je faisais des distances comme 10 km, toujours à allure assez lente.
Petit à petit, j’ai rencontré des gens qui faisaient du trail et de la montagne et j’ai été introduit au trail running ici à Vancouver. J’ai commencé à découvrir une passion pour la course à pied en montagne !
C’est là où les distances ont commencé à s’allonger. Assez rapidement, je suis passé de 10/15 km au marathon, en montagne. Et une fois qu’on a goûté au marathon on arrive vite dans les ultras…
En 2015, j’ai fait mon premier 50 km qui s’appelle Diez Vista ici à Vancouver.
Tous les ans je fais 5-6 ultras entre 50 km et 80 km. J’ai fait une vingtaine d’ultra depuis 2015.
C’est vraiment une discipline que j’adore : passer entre 7 et 14 heures à courir en montagne pendant les courses. Souffrir pendant une dizaine d’heures, pousser son corps, pousser son mental au maximum pour réussir à accomplir une distance qui finalement est assez impressionnante sur le papier mais qui se fait assez bien quand on a l’entraînement.
Je suis donc maintenant ultra-marathonien, je suis à l’aise sur des distances entre 25 et 50 kilomètres, juste pour le fun.

Brice Ferré, photographe et traileur ? Brice FerréVDR : Et professionnellement ?
Brice : Mon métier, c’est principalement d’être photographe et vidéographe d’athlètes et de marques de sport.
Les athlètes sont des coureurs de course à pied sur route mais surtout en montagne. Et pour les marques, ce sont des marques d’aventure, des marques qui travaillent en montagne que ce soit du kayak, du paddle-board, de la course à pied comme Salomon, New Balance, Asics, Ice Breaker.
Je passe énormément de temps en montagne à courir avec des athlètes et à prendre des photos d’eux.
D’ailleurs une des raisons pour lesquelles je m’entraîne principalement, autre que pour les courses, c’est surtout pour pouvoir être capable de suivre les athlètes avec mon matériel sur le dos, mon appareil photo à la main, de pouvoir courir des distances toute la journée et de réussir à les suivre avec mon matos.
C’est principalement pour ça, je ne suis pas très compétitif en course, ça ne m’intéresse pas de gagner. Je ne suis pas arrivé au niveau où je gagnerai quoi que ce soit, mais je suis arrivé au niveau où je peux maintenant décider d’aller courir pendant sept heures avec n’importe qui, et je sais que je n’aurais aucun problème à les suivre. Physiquement, je suis solide pour pouvoir faire ce genre de chose.
C’est surtout pour ça que je m’entraîne, ce n’est pas pour les courses.
Je fais donc beaucoup de photos pour ces marques. Je fais aussi des vidéos.
Je cadre et monte les vidéos moi-même car j’ai un background de monteur depuis une quinzaine d’année.

Monteur sur La Marche de l’EmpereurVDR : Justement, tu as travaillé dans l’équipe de documentaires comme « Des manchots et des hommes », « Dans la peau de Jacques Chirac », « La marche de l’empereur », des films comme « Largo Winch » et même des séries TV comme « J’irai dormir chez vous » avec Antoine de Maximy.
Quel était ton rôle ?
Brice : Le premier film sur lequel j’ai travaillé s’appelle « La marche de l’empereur ». Je suis rentré comme stagiaire sur ce film là. J’ai été embauché comme assistant monteur au bout de deux semaines de stage et comme tu le sais peut-être ce film a eu un succès assez conséquent en France et aux États-Unis : on a gagné un Oscar !
Une fois que cet Oscar est arrivé, il y a eu énormément de projets qui se sont développés. Les financements se sont débloqués avec l’Oscar.
Après j’ai effectivement travaillé sur « Des manchots et des hommes », « Dans la peau de Jacques Chirac », ‘Largo Winch » comme assistant monteur.
Pour « J’irai dormir chez vous » j’étais le monteur principal. J’ai commencé comme assistant tout ou début sur un épisode ou deux. Antoine m’a embauché assez rapidement comme son monteur principal avec deux autres monteuses. On était donc à trois à monter trois épisodes différents en simultané.
Avec Antoine j’ai fait deux Jeux Olympiques. À Pékin et à Vancouver pour faire son montage en même temps. J’ai monté quatre ou cinq épisodes de « J’irai dormir chez vous ».

VDR : Que retiens-tu de ces expériences et comment te servent-elles dans ton métier d’aujourd’hui ?
Brice : Je faisais beaucoup de montages en France entre 2003 et 2009 qui m’ont permis d’acquérir pas mal de compétences.
Pour mon travail actuel, ça me sert énormément puisque je filme toutes mes aventures moi-même et je fais bien évidemment le montage moi même car j’ai tout le matos à la maison.
Je suis capable de monter des documentaires pour la télévision, pour le cinéma… donc monter mes petites vidéos YouTube, c’est assez simple !

Brice Ferré, appareil photo à la main ? My Whiskey GirlVDR : Tu travailles maintenant dans le milieu du sport en photographiant et filmant des athlètes, quel a été le déclic qui t’a fait passer du monde du film à celui de la photo/vidéo sportive ?
Brice : À l’époque où j’ai commencé à courir en montagne, je courais dans des paysages incroyables avec des athlètes incroyables mais je n’avais souvent que mon téléphone ou une GoPro sur moi. Les photos n’étaient vraiment pas super belles…
J’ai commencé la photo en arrivant à Vancouver en 2009, avant la course à pied. J’ai passé un an dans un studio à apprendre la photo avec un photographe professionnel qui m’a pris sous son aile pendant un an en tant qu’assistant.
Quand je me suis mis à courir en montagne, je me suis dit « Tiens, un des moyens pour avoir de belles photos, ça serait de monter en montagne avec mon appareil ! » C’est comme ça que je suis devenu un des premiers à Vancouver, à courir en montagne avec un appareil Canon dans la main plutôt que dans un sac à dos !
Je cours maintenant régulièrement pendant 10-12 heures avec mon matos dans la main, en montant et descendant la montagne, à fond !
C’était un peu ça le déclic : le fait de réussir à obtenir de belles photos des paysages que je voyais avec un appareil de bonne qualité. Sachant qu’à l’époque il n’y avait pas encore de mirroless ou de petits appareils qui faisaient de belles photos…
J’ai gardé l’habitude d’avoir cet espèce d’énorme appareil à la main. Je continue à faire mes photos et vidéos avec mon 5D Mark IV. Je cours les sentiers avec cet appareil qui vaut 6000/7000$ avec l’objectif et je cours à fond avec ça. J’essaie de ne pas trop tomber, ça se passe plutôt bien pour l’instant !
Souvent les randonneurs qui me voient passer à fond avec mon appareil hallucinent quand je passe à côté d’eux avec ça, car c’est quand même un gros boîtier !
Le déclic c’était donc ça : joindre mes deux passions, la course à pied et la photographie, obtenir des belles photos et aussi d’être un des premiers à faire ça à Vancouver !

Jeanelle Hazlett ? Brice Ferré StudioVDR : Tu travailles pour Salomon, New Balance, Asics, Canadian Running, Trail Runner Magazine, pour ne citer qu’eux.
Quels athlètes t’ont marqués et pourquoi ?
Brice : Je travaille avec beaucoup d’athlètes et souvent ce sont des athlètes qui sont assez connus. Je bosse avec eux quelques heures.
J’ai beaucoup aimé travailler avec Georgia Ellenwood qui est une hepathlète canadienne et qui est souvent aux États-unis. Elle est sponsorisée par Under Amour avec qui j’ai travaillé récemment.
Une des athlètes avec qui je travaille beaucoup s’appelle Jeanelle Hazlett que l’on voit sur mon instagram. C’est une jeune qui, lorsque je l’ai rencontré à Vancouver il y a trois ans, ne gagnait pas de course et commençait à peine à courir les sentiers. Maintenant elle domine absolument tout le domaine de la course à pied en montagne à Vancouver !
Elle gagne toutes les courses qu’elle fait ! Elle établit des FKT (Fastest Known Time) des records de temps en montagne.
Elle est devenue avec moi ambassadrice Salomon Vancouver et elle est désormais athlète Salomon Canada parce qu’elle a un niveau incroyable !
Je fais beaucoup de photos et de vidéos avec elle et c’est vraiment une des athlètes avec qui j’adore travailler ! J’adore courir, m’entraîner avec elle car elle m’aide à devenir meilleur. Elle fait des exploits vraiment incroyables et elle a une cadence assez hallucinante sur sentiers. C’est très fun de la filmer, de la suivre et suivre ses aventures !
De la même manière que Kilian en France à Séb Montaz pour faire ses photos et vidéos ou Courtney Dauwalter à toujours le même photographe ou vidéographe avec elle (NDLR: Cam McLeod), Jeanelle et moi, on a commencé cette collaboration il y a quelques années et maintenant c’est un peu devenue ma Courtney ou ma Kilian et moi je suis devenu son photographe et vidéographe perso ! C’est vraiment une super équipe, une super collaboration, parce qu’on fait des films comme FKT ou Limitless que je viens de sortir. Sur ces dernières années, Jeanelle reste l’athlète avec qui je préfère travailler.

Studio to Trails ? Brice FerréVDR : Tu as un projet nommé « Studio To Trail ». Tu peux nous le présenter ?
Brice : C’est un projet que j’ai fait il y a deux ans pour lequel je souhaitais allier deux passions.
Une première passion avec la photographie en studio, de portrait, que j’adore faire depuis très longtemps. Et je voulais allier ça avec la photographie sur sentiers.
J’ai donc demandé à quelques-unes des athlètes avec qui je m’entraîne régulièrement de venir me rejoindre au studio, de poser pour moi pendant une heure, de faire beaux portraits en studio et ensuite d’aller prendre des photos en forêt pendant quelques heures.
L’idée était de montrer à quel point on pouvait être une baddass en forêt, de faire 50, 80, 160 km, d’être une bête de course à pied et aussi d’être posée, faire de très jolies photos, très féminines en studio avec de jolis visages, de jolis sourires.
Allier les deux, pour vraiment avoir une très belle sensibilité en studio et avoir un autre côté « machine » en forêt, sur les sentiers avec des coureuses de haut niveau.
Cette série a été récupérée par le magazine Canadian Running qui l’a publiée il y a un an sur une douzaine de pages.
L’idée était donc d’allier des photos dans la boue avec des nanas qui courent à fond et des jolies photos de leur visage en studio où elles sont naturelles comme dans la vie de tous les jours.

Gary Robbins par ? Brice Ferré Studio pour Canadian Running MagazineVDR : Tu participes souvent à la Squamish 50. Pourquoi cette course ?
Brice : Eh bien parce que c’est une course de Gary Robbins que je connais très bien et avec qui je suis pote.
C’est une course assez mythique dans la région parce qu’elle se passe au mois d’août. En général, il fait super chaud, super sec, sur un terrain avec vraiment beaucoup de dénivelé. C’est une course assez difficile.
J’aime beaucoup pousser mon corps et pousser mon mental pour voir jusqu’où je peux aller… et… en fait, j’aime beaucoup souffrir en courant !
La Squamish c’est pas mal pour moi, parce que ça me permet, soit sur une seule journée si je ne fais que le 50 km, ou sur deux jours si je fais le 50/50, de prendre vraiment très cher physiquement ! Courir sous la canicule pendant 10-12h, c’est purement masochiste, mais c’est vraiment un sensation que j’adore : pousser mon corps jusqu’à la limite !
Lorsque je commençais à courir, que je courais 10-15 km en montagne et que j’étais mort, je trouvais ça complètement malade de voir les gens faire 50 km ! Un jour, j’ai vu qu’on pouvait faire un 50/50 : 50miles (80 km) le samedi et 50 km le dimanche. Je trouvais ça complètement hallucinant et je me suis dit jamais je ne pourrai faire quelque chose de la sorte ! Jusqu’au jour où je me suis inscrit, pour voir.
Et le jour où j’ai accompli cet objectif, j’ai trouvé ça tellement grisant physiquement. Tout ton corps et ton esprit passe dans un niveau au-delà de ce que tu penses être possible et c’est une sensation complètement hallucinante de pouvoir pousser à ce point-là sur une telle distance et dans de telles conditions de chaleur et de souffrance !
Pour moi, c’était juste un challenge que je ne pensais jamais être capable de faire et que j’ai fait finalement plutôt bien réussi la première fois et encore mieux deux ans plus tard. J’ai amélioré de trois heures mon premier temps juste en m’entraînant un peu plus fort.
Je pense que j’y retournerai un jour, dans quelques années quand on pourra refaire ces courses-là. J’aimerais le faire encore plus rapidement. C’est purement un défi personnel pour savoir jusqu’où je peux pousser, jusqu’où je peux souffrir sans m’arrêter.

VDR : Comment t’y prépares-tu ?
Brice : Pour le 50-50 c’est pas très compliqué en fait, c’est énormément de course à pied ! Je m’entraîne progressivement jusqu’à arriver au mois de juin-juillet où j’enquille les semaines de 150-160 km, que ce soit sur la route ou en montagne. En général c’est moitié-moitié.
J’en arrive à un point où le lundi je fais 30 km sur route, le mardi je fais 15, le mercredi 30, le jeudi je fais 10-12 et le vendredi je fais 40. C’est ce qu’on appelle ici le back-to-back : courir deux-trois jours de suite et enchaîner des grosses distances sur route ou sur montagne plusieurs jours, juste pour voir à quel point le corps peut encaisser. Avec un jour de repos par semaine. C’est surtout de grosses distances et avec beaucoup de dénivelé.
Et le week-end en général, je fais une journée avec 15 à 25 bornes en montagne en courant et le lendemain c’est de la randonnée pendant 5 à 10 heures. Idéalement avec un gros sac de camping et la tente sur le dos, soit 25kg de matos juste pour faire de l’endurance.
Il n’y a pas vraiment de secret, il faut enquiller les bornes comme un malade pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant la course. Tout ça aussi en parallèle avec une heure de massage par semaine chez un masseur professionnel et tous les matins une heure d’entraînement chez moi d’étirements, de yoga, de pompes, d’abdos, de tractions.
Avec ou sans course je fais ça tous les matins quoiqu’il arrive, et d’autant plus quand il y a des courses.
Dès que la quantité d’entraînement augmente, c’est super important de tous les jours vraiment prendre soin de la machine, du corps.
Tu dois le savoir, si tu pars pour 160 km par semaine, sans rien faire d’autre, à un moment donné, il va y avoir de la casse.
Ça fait plusieurs années que je fais ça, c’est un entraînement assez rigoureux, une discipline quotidienne assez stricte. Tous les matins entre 6 et 7h, je fais mon sport, mes étirements, rouleaux etc. ça se passe bien, je n’ai pas eu de blessure depuis quelques années autres qu’une cheville qui se tort ou ce genre de chose quand on est sur les sentiers. On ne peut pas vraiment l’éviter, ça arrive…

VDR : Tu préfères courir ou marcher en nature, que ce soit pour toi ou pour les shoots photos/vidéos ?
Brice : Dans les deux cas je préfère courir, marcher c’est un peu une perte de temps. Dans la mesure où je peux couvrir deux fois plus de distance en courant.
Si les paysages sont complètement vilains ou que je suis en randonnée avec des gens qui ne courent pas : je marcherai. Mais si je suis avec ma femme qui fait aussi des ultras ou avec d’autres personnes qui s’entraînent, en général on court parce que ça nous permet de couvrir des distances bien supérieures pendant un même temps.
Pour les shoots photo/vidéo c’est pareil. Si c’est pour un shoot très particulier pour lequel il faut que j’apporte beaucoup de matériel, on reste sur un seul endroit.
Sinon je suis assez léger et on court partout pour accéder aux endroits le plus rapidement possible. L’idée c’est de ne pas perdre trop de temps.
Courir c’est quand même beaucoup plus fun que de marcher !

Limitless ? Brice FerréVDR : Comment vis-tu cette période particulière avec la COVID-19, que ce soit professionnellement mais surtout sportivement ?
Brice : Le boulot s’est arrêté complètement pendant les deux premiers mois. Ça a repris assez bien au mois de juin sur plusieurs projets dont notamment le dernier film que j’ai fait qui s’appelle Limitless sur lequel j’ai collaboré avec Jeanelle Hazlett.
Je suis ambassadeur Salomon Vancouver donc je travaille avec Salomon. J’ai pas mal de projets qui ont repris.
Sportivement… la course à pied s’est arrêtée le 17 mars. Le jour où on était invité à rester chez nous pour le confinement. J’ai décidé ce jour-là de ne pas sortir sur les sentiers, de ne pas sortir dans la rue et de respecter le confinement à 100 %.
Je restais à l’intérieur cinq jours par semaine et je sortais une heure le samedi et une heure le dimanche.
La course à pied s’est arrêtée mais le sport ne s’est pas arrêté ! Je continuais tous les matins entre 6 et 7h à faire ma routine dont je te parlais. Et tous les soirs entre 18h et 19h, je me suis mis à la corde à sauter. Et ça c’est une routine que je continue encore maintenant : tous les soirs je fais une heure de corde à sauter. Au début j’avais un peu mal et maintenant j’en fais sans aucun problème non stop pendant une heure à fond. Ça m’a permis de développer mes jambes encore plus qu’avant et me permet de courir en montagne des verticales que je ne pouvais pas courir avant. Maintenant je suis confortablement en train de courir les montées sans problème. Un côté « positif » du COVID, c’est que j’ai découvert la corde à sauter qui permet de développer les jambes de façon assez incroyable, sans sortir de chez soi.
La course à pied en montagne a repris pour moi il y a maintenant deux mois… tranquillement. Tant qu’il n’y a pas de course, je ne m’entraîne pas comme un fou. J’aime bien courir 50-60 km par semaine juste pour le fun.

VDR : As-tu déjà coché des courses pour 2021 ou des projets sportifs personnels en tête ?
Brice : Non… pour l’instant aucune course pour 2021.
J’envisage de me réinscrire au Knee Knacker que j’ai déjà fait trois fois. C’est une course entre Horseshoe Bay et Deep Cove qui fait 48 km. Mais le problème qui se pose c’est que comme les courses ont été reportées à l’année prochaine, tous les gens qui étaient inscrits cette année vont être automatiquement inscrits l’année prochaine. Ce sont des loteries, donc ça risque d’être compliqué pour 2021… mais peut-être pour 2022 !
Donc pas vraiment de courses pour l’année prochaine, on verra, j’aimerai bien faire un 100 miles mais je ne sais pas encore où. C’est un de mes projets pour l’année suivante. Juste pour le fun encore une fois, je sais que j’en suis capable, c’est pour voir à quelle vitesse je peux le faire.

Salomon ? Brice Ferré StudioVDR : Tu as des partenaires qui te suivent en tant que coureur ?
Brice : Le seul partenaire avec qui je suis en ce moment, c’est Salomon. Je suis pro Salomon depuis maintenant 5 ans et donc sponsorisé par Salomon ici à Vancouver avec le magasin Salomon Vancouver : Salomon de la tête au pieds !
Salomon et Suunto, ce sont les deux partenaires avec qui je suis le plus. Ce sont quand-même deux très bonnes marques pour faire de la course à pied en montagne !

VDR : Merci Brice pour le moment que tu a pris pour nous présenter tes activités et ton parcours, que ce soit professionnel ou sportif.
Brice : Merci et à bientôt !

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