jeudi, juin 30, 2022

Tour de l’Ain : Plateau ouvert et opportunités à saisir pour les ProTeam – Actualité

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Trois étapes sont au programme du Tour de l’Ain (2.1), qui débute ce jeudi au Parc des Oiseaux, à Villars-les-Dombes. L’occasion, peut-être, d’augmenter le capital de victoires des quatre ProTeams françaises, qui espèrent toutes pouvoir briller lors de ce triptyque. Pour le moment, ces formations n’ont pas été en réussite sur le sol français. Seule Arkéa-Samsic est parvenue à l’emporter une fois dans l’Hexagone, grâce au succès du Britannique Connor Swift au Tro Bro Leon. Mais là n’est évidemment pas l’essentiel pour ces différentes structures. “Le plus important, c’est de gagner tout court. Les courses sont tellement relevées toute l’année, ici en France, qu’il est difficile d’y gagner”, résume Sébastien Hinault, directeur sportif d’Arkéa-Samsic, pour DirectVelo. Depuis le début de la saison, la structure bretonne est la ProTeam française qui a le plus gagné : à cinq reprises, précisément. Des victoires toutes acquises en deux semaines d’intervalle, entre le 30 avril et le 16 mai. “Les victoires, c’est aussi une question de réussite. On tournait autour depuis un moment et c’est venu en série. On a mis au fond sur une courte période, on espère remettre ça le plus vite possible”.

Et ce Tour de l’Ain est une belle occasion de mettre au fond pour les rouge-et-noir. Le sprinteur Nacer Bouhanni tentera ainsi de s’imposer ce jeudi dans les rues de Bourg-en-Bresse. “C’est une course de reprise après le Tour. On peut avoir des ambitions sur toutes les étapes mais aussi sur un général. Toutes les courses sur lesquelles on se présente sont des objectifs. On vient pour gagner, sur les étapes comme pour le général. Mais on ne se considère certainement pas comme favoris”.

L’autre “Conti Pro” bretonne, B&B Hôtels, espère bien pouvoir décrocher (au moins) un succès cette semaine également. Notamment avec son sprinteur, là-aussi, en la personne de Bryan Coquard. “Il va faire son retour à la compétition à la suite de son abandon sur le Tour de France (il était arrivé hors-délais à Tignes, NDLR). Il manquera peut-être un peu de rythme mais on peut quand même espérer quelque chose. Généralement, cette première étape est assez bridée, on va tenter cette chance-là”, explique Samuel Dumoulin, qui sera le directeur sportif des « Men in Glaz » cette semaine. On vient avec pas mal de coureurs qui sortent du Tour, on veut être offensifs, comme on l’a été sur le Tour, justement. Si ça marche bien, on peut espérer claquer une victoire mais aussi jouer le général. Le plateau est relevé mais pas incroyable non plus (voir les partants). Il faudra se montrer vaillant. Il peut y avoir de belles opportunités”. 

BARBIER, BONIFAZIO, BOUHANNI, COQUARD : LE SPRINTEUR N°1 DES QUATRE FORMATIONS EST PRÉSENT

Pour le moment, les hommes de Jérôme Pineau n’ont gagné que sur le Tour du Rwanda, et aimeraient bien décrocher d’autres succès d’ici la fin de saison. “Il faut profiter de toutes les opportunités qui sont proposées au calendrier. Il va falloir pousser pour décrocher un succès, on en est capables. Mais on n’est pas obnubilé par ça non plus… Ce qui est sûr, c’est que le contexte de ce Tour de l’Ain sera complètement différent de celui de l’année dernière, où l’on s’était retrouvé avec un mini-Dauphiné. Il faut se mettre en tête qu’il y a de bonnes choses à faire sur ces trois jours”. 

L’équipe Delko est, elle aussi, en manque de victoires. “On n’a gagné que sur le Tour de Turquie jusqu’à maintenant”, rappelle Benjamin Giraud, bien que Dusan Rajovic et Evaldas Siskevicius ont également apporté deux victoires il est vrai « individuelles » lors de leurs Championnats nationaux, fin juin. Du côté du technicien marseillais, on voit aussi une belle occasion de retrouver le goût de la victoire sur ce Tour de l’Ain. “Oui, ce peut être le bon moment, je le pense. On n’a pas beaucoup couru en juillet, si ce n’est sur la Semaine italienne. Mais on vient avec des mecs motivés, qui se sont préparés via des stages en altitude. On a des espoirs”. Le collectif marseillais a lui aussi fait le choix d’emmener son sprinteur N°1 : Pierre Barbier. En montagne, le groupe pourra miser sur la paire espagnole Diaz-Fernandez.  Avec un mot d’ordre très clair : gagner, dès que possible. Que ce soit au Tour de l’Ain ou dans les semaines à venir. “D’un point de vue purement sportif, que l’on gagne en France ou à l’étranger, peu m’importe. Ce qu’il faut, c’est qu’on aille chercher une autre victoire avant la fin de la saison. Je l’espère vraiment. Maintenant, au niveau économique, peut-être que ce serait encore mieux pour Delko si ça pouvait être une victoire sur le sol français”. 

Enfin, chez TotalEnergies, on a là encore fait le choix d’un mélange entre éléments sortants du Tour de France et des coureurs plus frais, qui reviennent de stages en altitude. Avec ce même sentiment d’avoir un coup à jouer sur un Tour de l’Ain qui s’annonce particulièrement ouvert. “Forcément, il y aura de belles opportunités à saisir. Ce n’est pas aussi relevé que ces dernières années mais il y a quand même huit équipes du WorldTour au départ, avec de beaux effectifs. Il y a aura de belles batailles ! Les étapes ne sont pas très longues, ça devrait bouger”, tient à rappeler Thibaut Macé, le directeur sportif de l’équipe vendéenne. Et puisque toutes les ProTeams françaises ont fait le choix d’aligner un sprinteur, c’est cette fois-ci l’Italien Niccolo Bonifazio qui tentera sa chance en cas d’arrivée massive ce jeudi. Avec la conviction qu’il est temps d’enrichir le compteur de victoires. “Ce que l’on cherche, c’est gagner des courses, que ce soit en France ou ailleurs, dans l’Ain ou sur les prochaines courses. Mais c’est vrai que les courses du mois d’août, avec le Limousin, le Poitou-Charentes puis la Poly, sont intéressantes. Nos coureurs ont bien travaillé cet été et on espère qu’ils seront tous performants. On est plutôt confiants. Il y a de quoi faire”. 

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