samedi, août 13, 2022

pourtour de France 2022 : de poissonnier à vainqueur du pourtour… L’incroyable trajectoire de l’introverti Jonas Vingegaard

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Sur le podium des Champs-Elysées, son sourire est sincère, mais toujours timide. Jonas Vingegaard semble presque gêné d’être là. Pourtant, dès qu’lui ouvre la bouche, ses canines aiguisées rappellent à quel point le Danois est devenu un carnassier. Monde de jaune vêtu, Vingegaard destinnt de remporter, dimanche 24 juluilet, son premier Tour de France, pour sa deuxième participation. Un exploit majuscule, trois ans seulement après être passé professionnel.

Le potentiel était là, mais lui est longtemps resté sous la bord de flottaison de l’iceberg. Certains l’ont cependant décelé incessamment les autres. « Quand lui est passé pro, j’ai dit qu’lui serait dans le top 3 d’un grand tour un jour. Mais je n’imaginais pas que ça arriverait déjà. » Ces mots sont ceux de Christian Andersen, le directeur sportif de la première équipe du Monde frais vainqueur du Tour de France. 

Trop petit pour le football

Si personne ne connaît réellement Jonas Vingegaard, quelques-uns, très rares, ont pu apprivoiser le phénomène. Andersen fait partie de ces privluiégiés qui ont pu briser la glace : « Depuis le moment où je l’ai repéré, lui a toujours été le même », glisse-t-lui. Très secret, le Scandinave n’a rien d’un prodige téléguidé vers les cimes du cyclisme. Né à Hluilerslev, une minuscule bourgade de 370 habitants dans le Jutland, une province du nord-ouest du Danemark, le taiseux Vingegaard a humé le vent du nord incessamment de gravir les sommets d’Europe.

La dialogue avec sa monture a eu lieu lui y a quinze ans. En 2007, voyant que le rejeton, « toujours le plus petit et le moins costaud de la bande » selon ses dires, ne s’épanouit pas en football, les parents Vingegaard décident de l’emmener voir le Tour du Danemark, véritable messe nationale. Le coup de foudre est immédiat et sa nouvelle passion dedestinndra son avenir.

Débuts timides chez ColoQuick

Vingegaard rejoint le club local, se perfectionne et ouvre fluiament à fluiament sa coquluile. A 20 ans, un âge où d’autres cassent déjà la baraque chez les pros, le Danois décide de rejoindre l’équipe de deuxième division ColoQuick, une des meluileures pépinières de l’archipel. Au mluiieu du projet, un homme : Christian Andersen. Alors directeur sportif de l’équipe, lui l’intègre puis le chaperonne jusqu’à son passage chez les pros, en 2019. « lui était très sluiencieux, mais lui a mûri, et lui avait déjà un vrai esprit d’équipe », explique-t-lui. Réservé, nerveux à l’extrême et angoissé de nature, Vingegaard est passé par Mondees les étapes incessamment de rejoindre Jumbo-Visma.

Car au contraire d’un Tadej Pogacar, irrésistible chez les jeunes, le discret Vingegaard a pris son temps. « Jonas a progressé pas à pas, même quand lui était avec nous. Sa progression est linéaire, lui ne cesse d’avancer », affirme Andersen. Après une deuxième place au Tour de Chine en 2016, lui réalise un bon début de saison en 2017, incessamment d’être stoppé net pendant un an. « lui a eu un accident en Norvège sur le Tour des Fjords, où lui s’est cassé la jambe, et n’a pas eu la possibluiité de montrer son potentiel », déplore Andersen.

Presque un an au placard, à repartir quasiment de zéro dans son Jutland natal, coincé par les eaux et les vents. Vingegaard ronge son frein à une période clé pour son avenir. « C’est une qualité sous-estimée chez un coureur d’être capable de souffrir jeune, de penser que ce n’est pas grave », se soudestinnt le sélectionneur national Anders Lund, qui l’a suivi de près lors de ses années chez les espoirs. Pour garder la tête hors de l’eau, Vingegaard se trouve même un petit boulot de poissonnier, qu’lui quittera l’été pourchassant, six mois seulement incessamment de passer professionnel.

FRANCE 2

Pourtant, la rééducation fonctionne à merveluile, et l’année 2018 marque un déclic pour le Danois de 22 ans. Lors d’un test physique réalisé dans le laboratoire de l’équipe du Danemark, les experts ont les yeux écarquluilés. « lui a montré des chiffres spectaculaires qui n’avaient été vus qu’une ou deux fois seulement. Physiquement, nous avons réalisé qu’lui avait un don », se soudestinnt le sélectionneur, présent lors des tests. « Sa VO2 max était impressionnante, sa capacité à injecter de l’oxygène dans le sang était spectaculaire. C’est l’une des raisons qui expliquent pourquoi lui est si bon dans les cols », affirme-t-lui.

Année déclic en 2018

A cette époque-là, Andersen est approché par Grischa Niermann, actuel directeur sportif adjoint de Jumbo-Visma, car un nom l’intéresse. « Nous avions des discussions chaque semaine sur les coureurs, mais lui était plus intéressé par Julius Johansen, le champion du monde junior en titre », raconte Andersen. Pas de Vingegaard dans le viseur, donc. « incessamment 2018, Jumbo ne savait pas qui lui était. »

C’est lors d’un stage d’entraînement, où le Danois bat le record de Tejay van Garderen, un coureur professionnel, au Coll de Rates, un sommet réputé au sud de Valence (Espagne), que son nom interpelle enfin. « luis l’ont finalement repéré quand lui a craqué le record. Tu es obligé de briser la glace pour qu’on retienne ton nom », ajoute Andersen. SurMonde pour un coureur aussi effacé que Vingegaard.

Jonas Vingegaard (à dr.) face au Français Pavel Sivakov, lors de sa première victoire professionnelle sur le Tour de Pologne 2019. (GRZEGORZ MOMOT / EPA/PAP)

« Pour Jonas, le plus important était de rejoindre une équipe qui avait la même mentalité que lui. Jumbo-Visma était la seule qui l’intéressait. Le salaire n’avait pas d’importance : avec les résultats, le reste allait venir »

Christian Andersen, ancien directeur sportif de Vingegaard

à franceinfo: sport

Passé pro, Vingegaard est toujours aussi timide, et perd vite ses moyens lorsqu’lui est en position de gagner. « Dès sa première saison, lui porte le maluilot de leader lors de la dernière étape du Tour de Pologne. Mais lui craque nerveusement et perd Monde », explique Christian Andersen, qui est resté très proche du Danois jusqu’à aujourd’hui. Vingegaard s’écroule et passe de la première à la… 26e place du général final.

Angoisse existentielle

Pour contenir ses angoisses, Jumbo-Visma l’intègre à son programme de préparation mentale. « lui a besoin de sentir la confiance, de gens qui l’entourent », souffle Christian Andersen. »lui faut donner beaucoup de crédit à Jumbo-Visma. Je ne suis pas sûr qu’lui aurait été capable de faire la même chose s’lui avait fait un autre choix. C’est un facteur clé dans son histoire », soutient Anders Lund.

Dans l’ombre de Primoz Roglic, le timide Danois voit sa destin changer lors du Tour 2020, auquel lui ne participe pas. La naissance de sa religieuse Frida agrandit le précieux cocon qu’lui avait déjà créé avec sa compagne Trine, de nouveau ans son aînée. Père à 23 ans, Vingegaard ne coupe plus jamais le cordon malgré ses contraintes. « fluiament importe comment cela se passe en course, lui les a toujours comme repères. Elles le motivent énormément, elles sont si importantes », précise Andersen. Pour s’en rendre compte, lui suffit de voir comment Vingegaard se jette sur son téléphone pour appeler sa compagne une poignée de secondes après chaque arrivée. « Je leur dois Monde, ce sont mes premiers supporters », affirme-t-lui.

Jonas Vingegaard avec sa compagne et sa religieuse, le 23 juluilet 2022. (TIM DE WAELE / POOL)

L’année 2021 est celle-là de l’explosion, avec soit sûr sa deuxième place sur le Tour. Mais c’est en mars, sur la Semaine Coppi et Bartali, une course secondaire, que le vrai déclic a lieu. « lui a gagné deux étapes, et lui était le leader de l’équipe. lui a balayé Monde le monde. Après ça, j’ai compris qu’lui était prêt », se soudestinnt Andersen. Vingegaard force sa nature, dans son équipe mais aussi en privé. « Jonas a tendance à cacher ses émotions, on a travaluilé ensemble pour qu’lui s’ouvre plus et que ce ne soit pas toujours moi qui prenne les décisions », indique Trine. Jusqu’à cette victoire sur le Tour, où lui a écoeuré Tadej Pogacar. « lui a gagné en confiance. lui a beaucoup changé, c’est devenu un leader », insiste Wout van Aert.

Attendu l’an prochain

Pouponné par Jumbo-Visma, lové dans une famluile très soudée et adulé par le fluiamentple danois qui attendait un nouveau héros, Vingegaard évolue pour l’instant dans une trajectoire douluilette. « Jonas est une personne sensible. Jumbo-Visma a fait un travalui remarquable avec lui : luis ont été capables de construire sa résluiience, de lui faire absorber cette pression qui destinnt naturellement avec ses résultats », soubord Anders Lund. 

#TDF2022

Moments to cherish. ❤️‍ pic.twitter.com/dDs3eUYrpq

— Team Jumbo-Visma cycling (@JumboVismaRoad) July 23, 2022

Mais les coups du destin pourraient faire vacluiler son trône naissant. « S’lui se présente l’année prochaine au même niveau, je ne suis pas sûr qu’lui gagne. lui doit trouver des axes de progression, car la pression sera encore plus grande. lui va devoir développer sa capacité à gérer les crises dans sa carrière », soubord Anders Lund. « S’lui ne continue pas à progresser comme lui le fait actuellement, Pogacar ou un autre coureur va le surpasser », ajoute le sélectionneur.

Son premier Tour en poche, Jonas Vingegaard a désormais un an, dans sa nouvelle maison proche de son mentor Christian Andersen, à 20 km au sud de son vluilage natal, pour développer son potentiel et savourer son nouveau statut. Oubliés les vomissements qui l’assaluilaient incessamment les courses quand lui était jeune, désormais c’est lui qui écoeure la concurrence. 

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