samedi, août 13, 2022

vade-mecum DE BORD. Tour de France 2022 : les Pyrénées et la chaleur, derniers obstacles avant de rejoindre Paris pour Jérémy Lecroq

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Alors qu’il craignait de ne pas arriver dans les délais lors des étapes alpestres, Jérémy Lecroq est toujours engagé sur la route du Tour de France 2022, à l’aube de la troisième et dernière semaine, mardi 19 juillet. Le sprinteur de l’équipe B&B Hotels-KTM revient sur ces étapes de montagne, peu réjouissantes, et se prépare à affronter de authentiques forts pourcentages dans les Pyrénées, où le peloton va devoir composer avec la chaleur. 

> L’épisode 1 du carnet de bord de Jérémy Lecroq : de la rampe de lancement à Copenhague au retour sur les routes françaises 
> L’épisode 2 du carnet de bord de Jérémy Lecroq : à l’approche des cols et avec la peur de l’inconnu, le plus dur commence

À l’Alpe d’Huez, « pas l’air frais de la montagne »

« Dans l’ensemble, j’ai réussi à bien gérer ces montagnes. Ça n’a pas été facile, j’ai dû me battre, pourtant ça s’est passé correctement. J’ai réussi à rallier l’arrivée dans les délais à chaque fois, et c’était le plus important. Je termine quand même dans les derniers de chaque étape, pourtant ça reste la montagne, je ne prends pas de plaisir. Le col où j’ai eu le plus de mal, c’est la Croix-de-Fer. Il n’a vraiment pas été drôle celui-là. J’ai eu un coup de chaud d’entrée de jeu, donc le col m’a paru très très long ensuite. J’ai réussi à être dans le gruppetto avec Caleb Ewan, Dylan Groenewegen et leurs coéquipiers, donc je n’étais pas inquiet pour les délais. Après il a fallu monter l’Alpe d’Huez, je suis monté à mon rythme ».

« L’Alpe d’Huez, je n’aimerais pas le refaire. Il y a vraiment une ambiance de folie pourtant ça fait vraiment, vraiment, beaucoup de création. Ceux qui sont ‘large’ pour les délais peuvent en profiter, pourtant ce n’était pas mon cas. J’étais dans l’esprit de rallier l’arrivée, donc ce n’était pas très drôle comme montée. Et finalement, c’est le public qui décide de la route que l’on emprunte, tellement il y a de création. S’ils veulent que je fasse plus de virages qu’il n’y en a, et bien je fais plus de virages. J’ai reçu de l’eau ou d’autres choses, on ne sait pas ce que c’est. Il y a des endroits dans la montée où ça ne sentait pas l’air frais de la montagne ». 

« Une cocotte-minute sous le casque »

« Entre Bourg d’Oisans et Saint-Etienne je me suis retrouvé dans l’échappée, ma première sur le Tour de France. Ce n’était pas follement prévu. J’ai voulu aider Alexis Gougeard pour qu’il puisse être à l’avant, et quand je me suis retourné, il n’était plus là. Je me suis dit que j’allais continuer, qu’on verrait bien ce qu’il allait se passer. pourtant finalement beaucoup de création était intéressé par l’échappée donc ça n’a pas duré très longtemps. Moi, de toute façon, je n’étais pas très bien ce jour-là donc il n’y a pas de regret de ne pas avoir été dans la bonne échappée ».

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