vendredi, juillet 1, 2022

la valse des entraîneurs, entre manque de stabilité et arrivées de l’étranger

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Niko Kovac, Franck Haise, Claude Puel, Laurent Batlles, Christophe Pélissier et Pascal Gastien. Ils ne seront que six entraîneurs, à l’heure de la reprise, à compter plus d’un an d’ancienneté sur leur banc, avec un Niko Kovac qui ne totalise que douze mois et… trois semaines à l’AS Monaco. Non pas que la Ligue 1 soit forcément réputée pour la longévité de ses coachs, mais à la même date l’an dernier, l’inverse primait avec six techniciens seulement à compter moins d’un an d’ancienneté.

« Si l’on évoque la stabilité au sein des clubs, c’est vrai que ce n’est pas forcément encourageant, lâche Hubert Fournier, directeur technique national et ancien entraîneur de l’OL. C’est dommage car le titre de champion de France du LOSC, qui avait Christophe Galtier à sa tête depuis 2017, prouve qu’on a besoin de longévité pour construire. »

Un constat qui se confirme lorsque l’on voit les trois techniciens de Ligue 1 avec la plus grande ancienneté dans leurs clubs : Pascal Gastien à Clermont (3 ans et 11 mois), Christophe Pélissier à Lorient (2 ans et 2 mois) et Laurent Batlles à Troyes (2 ans et 1 mois), des coachs qui ont connu une réussite sportive avec une montée dans l’élite récente, aboutissement d’un travail sur le moyen terme.

« Les entraîneurs étrangers, ça nourrit notre football »

Mais depuis début 2021, un vent de changement a soufflé sur la Ligue 1 et un casting aux multiples facettes s’est dessiné : les sédentaires du championnat qui ont changé de club (Dall’Oglio à Montpellier, Der Zakarian à Brest, Galtier à Nice), les revenants après des coupures plus ou moins longues (Génésio à Rennes, Oscar Garcia à Reims, Gourvennec à Lille, Stéphan à Strasbourg) et la nouvelle garde d’entraîneurs étrangers (Petkovic à Bordeaux, Bosz à Lyon, Sampaoli à Marseille et Pochettino au PSG).

Avec Oscar Garcia à Reims et Niko Kovac à Monaco, ils seront six coachs étrangers à débuter la saison, un record en Ligue 1, à égalité avec la saison 2017-18. « Le fait d’avoir des entraîneurs étrangers dans notre championnat, ça nourrit notre football, ça apporte de la nouveauté et de nouvelles méthodologies », réagit Hubert Fournier. Une façon de tirer tout le monde vers le haut pour Luis Fernandez, ex-entraîneur du PSG et désormais consultant pour la chaîne beIN Sports : « Il y a des changements de politiques sportives, certains clubs avec des ambitions européennes font le pari de ces entraîneurs étrangers. Mais en quelque sorte, ça va aussi apporter aux autres clubs qui vont devoir élever leur niveau en réponse. »

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