mardi, juin 28, 2022

Football. Cécifoot : des sourires dans l’obscurité

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Le foot leur permet de s’évader, de se retrouver entre amis, de partager des bons moments. Il leur permet aussi de faire de leur handicap une force, dans laquelle ils ne finissent d’ailleurs jamais de puiser.

Natif de Weitbruch, Florent Schmitt a perdu la vue à l’âge de sept ans suite à un accident. Depuis, il a dû surmonter bien des épreuves. Sa découverte du cécifoot 2015 a largement contribué à sa renaissance. « Ça me permet de prendre confiance en moi et ça m’aide à être autonome », reconnaît-il. « Notre handicap nous oblige à devoir beaucoup communiquer avec les autres. »

Amis, coéquipiers et collègues de profession

Même son de cloche pour son binôme Samuel Dejabrun, originaire de Lingolsheim et dont une maladie a ôté la vue à l’âge de trois ans. « La pratique du cécifoot me sert énormément dans la vie de tous les jours », estime celui qui a porté le brassard de capitaine ce week-end. « Et puis ça nous permet de partager des moments conviviaux avec les coéquipiers. En dehors du terrain, on est tous des potes. »

L’amitié entre les deux Alsaciens remonte d’ailleurs à bien plus loin. « Avec Florent, on s’était rencontrés à l’enfance dans un établissement spécialisé », raconte Samuel. « C’est moi qui lui avais fait découvrir le cécifoot en 2015. On avait réussi à monter une équipe avec mon frère, à Schiltigheim. »

En plus de porter ensemble les maillots du Sporting et de l’équipe de France espoirs depuis 2019, Florent Schmitt et Samuel Dejabrun partagent un autre point en commun. Ils exercent tous les deux la profession de kiné : Florent à Paris, Samuel à Lyon.

Paris-2024, ce doux rêve

Compétiteurs dans l’âme, Florent Schmitt et Samuel Dejabrun étaient donc forcément déçus après les deux défaites concédées ce week-end en amical face aux Allemands (voir ci-dessous). « Ils étaient plus forts, il n’y a rien à redire », reconnaît Florent avec fair-play.

Les deux Alsaciens estiment d’ailleurs « qu’il reste encore beaucoup de travail » pour espérer intégrer un jour les A. D’autant que les Jeux paralympiques de 2024 qui auront lieu à Paris les font déjà rêver. « On y pense tous et on fera chacun le maximum pour y aller », garantit Florent Schmitt.

En attendant, Florent et Samuel poursuivront leur progression avec Schiltigheim et avec les Espoirs. Le tout sur les installations d’un club schilikois qui contribue largement au développement de la discipline. Le Sporting sera tout prochainement le premier club en France doté d’un terrain aux normes spécifiques du cécifoot.

« Ici, tout est fait pour nous mettre dans les meilleures conditions », apprécie Samuel Dejabrun. « L’organisation et les installations sont au top et c’est toujours un bonheur de venir. On remercie aussi les gens qui sont venus nous soutenir ce week-end, ça nous a fait chaud au cœur. »

Les Bleuets défaits à deux reprises. Malgré beaucoup de bonne volonté, les jeunes Français ont dû reconnaître la supériorité des Allemands ce week-end. Samedi soir, l’acte 1 a tourné à l’avantage de la Mannschaft (0-2). Même chose le lendemain matin, avec une note beaucoup plus salée (1-8).

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